D’aussi loin que je me souvienne, j’ai appris à lire l’autre avant de me lire moi-même.
M’adapter.
Observer.
Absorber les codes.
C’était ma manière de survivre, de créer du lien, d’exister dans un monde où je ne savais pas encore me tenir dans mon axe.
Mais plus je m'adaptais à l’autre, plus quelque chose en moi se déchirait.
Jusqu’à ce que je ne puisse plus ignorer cette faille identitaire.
Comme un élastique trop tendu qui finit par claquer et t’oblige à revenir à toi, sans échappatoire.
C’est là que j’ai appris à m'asseoir dans ma vulnérabilité.
À sentir au lieu de fuir.
A considérer les bords de mon identité.
C'est dans cet espace que mon hypersensorialité est devenue source d'une grande lucidité.
Je perçois ce que l'autre ne dit pas.
Les pactes invisibles, les constructions et les stratégies inconscientes qui étouffent son feu.
Aujourd'hui, j'accompagne les femmes à habiter leur bassin et leur pouvoir d'attraction.
À revenir dans ce lieu intérieur où elles ne cherchent plus à plaire, mais à se choisir.
À faire de leur désir une force directrice.
À reprendre leur dignité là où elles l’avaient troquée contre la conformité.
Je les accompagne à se souvenir de qui elles sont.
À redevenir des femmes qui se tiennent dans leur feu.
Parce que je parle un langage qu’elles reconnaissent instinctivement.
Parce que je vois ce que leur conscience évite encore.
Parce que je nomme ce qui cherche à naître en elles, même si vertigineux.
C'est dans la continuité naturelle de mon parcours d'homme façonné au contact des femmes.
Comment j'accompagne ?
C'est simple.
On part de TON DÉSIR.
De ce qui pulse en toi.
De ce que ton corps crie.
Mon rôle est d'être ce miroir qui te renvoie ce que tu évitais de voir.
Je vois au-delà des apparences.
Je vois les pactes qui réduisent ton feu.
Je t'invite à faire le deuil des histoires qui t'enferment dans des rôles que tu n'as aucun plaisir à jouer.
À briser les loyautés qui te coupent de ton essence.
Pour la recontacter,
Et te mettre en mouvement vers ce que tu désires véritablement.
Michaël Matata
