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  • Photo du rédacteurMichaël Matata

LES MÉMOIRES DU CORPS, CES « BAGAGES QUE L’ON SE TRAÎNE »

Nous portons tous des bagages émotionnels. Qu’on les ai hérités à la naissance ou qu’on les ai récupérés en chemin… peu importe au final : Ce sont des bagages.

C’est peut être délicat à concevoir, mais absolument rien qui ne nous arrive n’est (uniquement) là pour nous desservir.

Alors c’est vrai que se traîner un bagage que t’as pas demandé et qui te fait vivre des situations souffrantes que tu ne veux évidemment pas vivre, ça peut te faire te sentir victime de quelque chose ou de quelqu’un.


Et c’est normal puisqu’au premier abord, on ressent surtout le poids et les contraintes de cela. On se sent impuissant. Et c’est exactement ce genre de façon d’appréhender la chose qui alimente des situations répétitives (pour les tricheurs : le déni et la distraction n’y échappe pas haha). Pour vous donner un exemple :


Lorsqu’on est soumis à une mémoire de dévalorisation et de dépendance qui dit « je ne suis rien sans l’autre ». Dans ce cas de figure, j’ai peur d’être seul.e et je recherche constamment ma valeur à travers le regard de l’autre.


Je peux tomber face à des partenaires qui ne reconnaissent pas ma valeur mais de qui je peux me sentir juste assez considéré.e pour m’emprisonner dans une relation avec eux et maintenir ma dévalorisation et ma dépendance sans trop m’en apercevoir. Et c’est surtout lorsque je vais vivre une rupture violente que je vais me sentir tellement sans valeur que je vais avoir le sentiment d’être victime de tout ça.


Une autre façon d’aborder la chose serait de me sortir la tête de l’eau, de m’arrêter et de déposer ce bagage pour prendre le temps de m’asseoir à côté de lui :

Je ne cherche pas à l’interpréter, à savoir quelle est son origine. Je ne cherche pas à l’éradiquer, à le rejeter, ou à lui trouver un sens non plus. Je stoppe toute lutte et tout contrôle intempestifs. Je m’assoie à coté de lui et écoute son langage. Pas avec la tête non, avec le corps ! La tête suivra s’il y a quelque chose à mentaliser.


C’est de cette façon que j’accompagne mes clients. Je leur propose d’écouter les mémoires qui se présentent. Souvent, le mental ne capte pas trop ce qu’il se passe au premier abord. Il était tellement habitué à se positionner dans le « devoir » de porter ce fardeau qu’il ne pouvait y voir clair. Parce-qu’on ne se défait pas des mémoires, on les transforme pour créer une vie sur mesure ensuite...


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